Petits trucs de brizou

dimanche 21 juillet 2019

La musique c'est le pied

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C'était une belle soirée de cet été qui n'en finit pas de nous offrir de belles soirées qui se prolongent tard dans le soleil qui 'en finit pas de se coucher... Il y avait là une bande de copains qui font de la musique ensemble et qui offraient pour le plaisir de jouer et d'être ensemble un petit festival aux voisins et amis. Saxos et trompette, batterie et guitare, clavier et basse et, bien sûr, chant. Ils nous ont régalé, c'était gai, amical et plein de sourires. Je me suis régalé à entendre pour la première fois mon chéri faire un solo de saxo. 

Il n'y avait place, hier soir, que pour le plaisir d'ensemble. Chacun, chacune y était allé de ses chips, houmous ou tarte. On a bu, mangé et dansé (un peu). C'est tellement bon ces soirées là!!! 

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jeudi 4 juillet 2019

Savourer les belles choses...

banquet 3  banquet 4

belle dame 2  belle dame

lumière 2  lumière

nature morte  toile

Savourer les belles choses, les découvertes, les surprises. Savoir les accueillir à l'heure où elles viennent, inattendues ou pas. Savoir s'en emplir avec joie, avec reconnaissance, comme un cadeau.

Échappés de tous les festivals et autres animations de débuts d'été pour quelques heures à la mer, nous y avons trouvé la fraîcheur de la brise. Nous y avons dégusté cette curieuse exposition estivale au Domaine de La Roche Jagu que j'aime tant pour ses mutiples visages. C'était beau et paisible avant l'arrivée des premiers juilletistes. Longues déambulation dans ce soleil pas vraiment chaud et dans ces jardins aux multiples parfums. Rencontre avec une étonnante et majestueuse dame offerte à tous les vents. 

 

Un nouveau bonheur cueilli avec reconnaissance et plaisir avant d'aller se régaler de galettes et, le lendemain, de baignade dans des vagues aux massages plutôt musclés.

 

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mardi 2 juillet 2019

Oiseaux

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oiseau 7  oiseau 9  Oiseau 8 bis

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Oiseau 17  OIseau 18  oiseau

oiseaux accueil  Oiseau 15  Oiseau 16

 

Ils étaient beaux et fiers les oiseaux de Mich Mao

Ils étaient plein de poésie sous la brume

Plein d'arrogance dans le grand soleil

Ils étaient drôles ou merveilleux

Je crois qu'ils se sont bien plus dans les jardins de Dominique

Dans le parfum des roses et la compagnie des épouvantails

Sous le regard impassible de Canaille

Ils sont repartis pour de nouveaux cieux, de nouveaux lieux

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lundi 24 juin 2019

Tataki - Zomé

tatakizoméC'était samedi, il faisait beau et l'air était saturé du parfum des roses. Nous étions douze, douze femmes réunies pour un atelier de Tataki -Zomé. C'était dans ce magnifique lieu, plein de poésie aux multiples jardins dont j'avais parlé ici. Un lieu magique en toutes saisons qui nous proposait cet atelier au nom mystérieux. Nous nous étions munies de casques et de marteaux pour apprendre la teinture par martelage des végétaux. Notre animatrice était non seulement experte mais sympathique, empathique et riche de savoirs multiples sur les plantes puisque herboriste. Vous pouvez découvrir l'étendue de ses savoirs et de sa philosophie ici

L'air était saturé du parfum des roses et nous avons été invitée par Marylin à cueillir fleurs et feuilles lors d'une petite promenade avant de nous installer devant des planches. Là nous avons disposé nos végétaux sur des carrés de coton blanc et les avons recouverts de carrés de lin clair puis, le martelage a commencé et bientôt le bruit de nos marteaux (12 tout de même) a retenti, assourdissant. Par moment ils semblaient s'unir dans une sorte de rythme puissant avant de reprendre chacun leur indépendance dans une cacophonie dont seuls nos casques nous protégeaient. Il s'agissait de marteler méthodiquement chaque centimètre de tige, fleur, feuille. Lors de ce premier essai, nous y somme allées de bon coeur et tellement fort (trop fort!!) que nous avons eu toutes les peines du monde à décoller nos végétaux... mais quel impressiont exhaltante que de voir apparaître contours et couleurs des feuilles et fleurs choisies. Quelle émotions de soulever le carré de tissu pour découvrir le résultat... 

Après traitement et séchage de nos "oeuvres" nous avons déjeuner et j'ai pu me promener un peu au gré de mes pas pour goûter aux paysages superbes offerts par ces jardins. Jardin médiéval, jardin des senteurs, potager, etc... L'après-midi est passée aussi vite dans la récolte un peu plus étoffée puis le martelage de grands panneaux aussi divers que beaux. Cette journée m'a comblée par la rencontre avec une technique surprenante et une belle personne que j'aurais envie de retrouver un jour pour d'autres découvertes. Me laisser guider par mes envies, ma curiosité et apprendre encore.

 

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mercredi 19 juin 2019

6 ans

Anniv 6

Ma jolie fée a 6 ans. Ma toute petite si précieuse. Ma merveille aux grands yeux, au grand coeur. Ma discrète petite fille qui aime dessiner des coeurs, qui adore les licornes et le rose. Mon intrépide qui fait aussi bien du vélo que de la trottinette ou du roller mais aime se plonger dans des histoires sans fin avec ses petits personnages qu'ils soient légo, playmobil ou poupées. Toujours aussi entêtée qu'affectueuse ma douce belle. Tu grandis vite ma précieuse mais tu reste câline et coquine. Je t'aime ma magicienne. Nous nous sommes retrouvés autour de toi, pour te fêter et te gâter et cela était joyeux et précieux.

Anniv 15   Anniv 17

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mardi 11 juin 2019

Juin mouillé

libelluleLe jardin peine à s'égoutter

Entre deux averses

Les roses alourdies de pluie, gonflées de sève

Embaument

L'herbe dont chaque brin brille

Comme parsemé de strass

Les arbres exhubérants

Sont à la fête

Ils colorent la vie 

De toutes les nuances de vert

 

Les pavots magnifiques encore hier

Se chiffonent en retenant leurs derniers pétales

Tout froissés d'avoir été violemment dénudés

Et les limaces prennent leurs aises

Croquant joyeusement tous les plants tendres et neufs

Se régalant d'une fraise ou d'une laitue avec un égal bonheur

 

Quand donc s'arrêtera le chant de la pluie?

pavots4  Rose rouge

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mercredi 5 juin 2019

Mai en vrac

4 Semis, repiquage et jardinage... 7 Je redécouvre mon petit coin préféré du jardin, celui d'où je peux admirer depuis les noisetiers jusqu'à la tonnelle. J'y écoute le chant des pinsons des arbres et y admire le ballet des hirondelles dans le parfum des roses.

8 Une petite baigneuse est venue danser en attendant que mes semis poussent.

GâteauEn Mai, mon chéri a eu... ans et je lui ai fait un beau gâteau. Une bavaroise aux framboises qui a réjouit les yeux et les papilles. La maison s'est empli d'enfants et de joie et les bulles ont chanté dans les verres. Pavlova n°1 bis J'ai aussi tenté ma première pavlova (mûres et framboises) pour régaler des amis et elle était délicieuse même si la meringue manquait de tenue. C'est fou comme c'est joyeux de se régaler les yeux!! 

cvt_Il-pleuvait-des-oiseaux_4776 J'ai relu ce livre touchant. Des personnages tous aussi attachants les uns que les autres, trois vieux retirés au fond de la forêt pour y finir leur vie loin du monde, un hôtel sans clients mais avec un gardien, une photographe qui sait aussi bien écouter que voir et qui les découvre dans sa recherche des survivants des grands feux, une petite vieille jolie et fragile sortie de son asile par son neveu cultivateur de canabis... une belle histoire que nous conte Jocelyne Saucier de son Canada.

6 mains groupeEn Mai, nous avons terminé l'histoire à 6 mains en se donnant rendez-vous à l'automne prochain. 

Vue d'en haut2 En mai il y a eu aussi une balade à Plouézec histoire de dire bonjour à notre Pied à Mer au sortir de l'hiver, tondre, bricoler et se dire qu'on a bien de la chance.

Un mariage Anglais Et puis en Mai j'ai aussi dévoré cette belle histoire d'amour. Car il s'agit bien d'amour entre cette toute jeune femme et son professeur plus âgé mais guère plus mûr... Elle va raconter leur quinze ans de mariage au cours du dernier mois de juin qu'elle passera dans leur maison en bord de mer. Elle va la raconter par lettres qu'elle va mettre dans les livres disséminés dans la maison... Il s'agit d'amour aussi entre parents et enfants, entre soeurs qui ne se comprennent pas mais ne peuvent se passer les uns des autres. Amour de cet enfant qui veut à tout prix que sa mère soit toujours vivante, et pourquoi pas? Beaucoup d'amour et de dualité des sentiments dans ce beau roman anglais.

Et puis... Mai s'en est allé alors que Juin arrivait mi-figue, mi -raisin, un rayon de soleil au milieu des averses et le jardin qui ne s'en plaint pas...

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dimanche 26 mai 2019

Aboutissement de 6 mois d'écriture joyeuse à 6 mains

6 mains cadeau cadeau 6 mains 3

 

Depuis novembre, deux groupes de six écrivant(e)s tentent de percer le mystère de Harris Burdick... c'est un atelier d'écriture un peu spécial que j'anime par internet. J'ai amené cette idée à Merdrignac de Belgique où il était animé par Paul Mahieu et depuis par mon amie Gwendoline. Il s'agit d'écrire à 6 ou 7 une histoire en 6 ou 7 parties en participant à l'écriture de chaque histoire d'abord la partie un qui est continuée par un autre, puis un autre, puis... jusqu'à la fin. Chacun(e) écrit le début puis chacune des parties en changeant d'histoire... et en suivant des consignes. Bref, un exercice stimulant et amusant, parfois un peu plus compliqué mais au résultat final étonnant. Cette année donc, le thème était "les mystères de Harris Brurdick" du nom d'un album pour enfants un peu spécial. Cet album aux illustrations magnifiques et énigmatiques n'a qu'un titre et une phrase pour chaque illustration, l'auteur des planches ayant mystérieusement disparu.

Le jeu est donc d'inventer l'histoire qui va avec l'illustration et c'est étonnant la diversité des interprétations. Nous avons pu le constater samedi en nous retrouvant pour entendre la lecture de deux des douze textes écrits cette année. C'était un rendez-vous joyeux et amical et j'ai eu l'heureuse surprise de recevoir de magnifiques cadeaux des participant(e)s. Cadeaux qui m'ont vraiment touchée me prouvant l'intérêt que chacun(e) trouve dans cette aventure et m'encourageant à continuer. C'est un groupe chaleureux et imaginatif dont le talent va croissant. Merci à eux!!!

 

6 mains groupe

un jour étrange de juillet

Voici les histoires lues samedi inspirées de l'image ci-dessus

UN JOUR ETRANGE DE JUILLET

 Ce matin de juillet, Thomas se réveille tôt, mal à l'aise sans savoir pourquoi. Il fait chaud, très chaud même pour un mois de juillet. Il n'arrive plus à dormir et finit par se lever. Sans bruit il va retrouver Sidonie dans la chambre en face de la sienne. Tant mieux, elle non plus ne dort pas, réveillée elle aussi par cette chaleur anormalement lourde si tôt le matin. Il n'est que 6h et déjà des mèches de ses cheveux blonds collent son front. Elle lui sourit et quand il propose d'aller au bord de l'eau elle accepte aussitôt avec joie.

Vite habillés de shorts et maillots légers ils enfilent vite fait leurs sandales avant de courir à travers le jardin. Ils arrivent près de la large rivière sinueuse qui clos la propriété de Tante Eugénie en nage mais peu importe. Là ils trouvent un peu d'ombre et de frais.

- viens vite Thomas, les pieds dans l'eau c'est super !! Ho, regarde cette famille de renards sur l'autre rive !

- j'arrive !! Je te parie que je suis "cap" de lancer ces galets jusqu'à eux

- Non Thomas, ne fais pas ça, tu risques de les blesser, ce n'est pas drôle

Mais Thomas n'écoute pas Sidonie et lance un premier caillou qui tombe dans l'eau à bonne distance du bord. Il essaye une deuxième fois mais cette fois-ci le caillou semble revenir en arrière.

- mais arrrrrrrrête lui crie Sidonie

Elle éclate de rire et cela le rend furieux. Il attrape son troisième galet. Il le lance de toutes ses forces, mais le troisième caillou revient en ricochant sous le regard médusé des enfants !!

Quel est ce sortilège ?

 

Le rire de Sidonie résonne comme un écho acoustique et s’amplifie à chaque obstacle rencontré. Quel est ce sortilège ?

Le temps se fige et les enfants ne semblent plus que des statues. Quel est ce sortilège ? CHHHUT !

Un murmure, synthèse de voix mélodieuses s’élève de nulle part au rythme de pulsations harmoniques. Quelques notes discordantes de piano et de xylophone s’évaporent du ponton noyé dans une brume éthérée et féerique, et un cliquetis métallique égrène soudain le temps. Mais quel est ce sortilège ? ECOUTE !

La nature s’éveille au son de ces susurrements, l’herbe frémit, les oiseaux s’envolent, les papillons scintillants virevoltent, l’eau de la cascade s’accélère et les poissons s’agitent, flirtent avec la surface comme en quête de quelques insectes. Quel est ce sortilège ? REGARDE !

Une femme aux contours flous telle une fée ensorceleuse s’approche des enfants immobiles. Elle dégage une odeur très volatile et fraîche de bois de rose mais son empreinte laisse une signature très boisée et épicée au mélange de notes de santal et de patchouli. Quel est ce sortilège ? SENS !

Les enfants se retrouvent enveloppés dans ce songe photographique, ils écarquillent les yeux. La femme chantonne dans une langue inconnue et rythme ses incantations au son des galets qu’elle frappe sur son étrange médaillon. Elle prend soin de dérouler un voile blanc qu’elle positionne entre Sidonie et Thomas. Leurs visages juvéniles semblent de cire. Seules les oscillations saccadées de leurs globes oculaires trahissent la présence d’un souffle de vie en eux. Leurs yeux inquiets et agités semblent scruter un passé agité et ténébreux.

Soudain la silhouette féminine rousse s’agenouille, lève les yeux et les bras vers le ciel.

 

Tout se floute comme lors d’un remappage temporel, tout n’est plus que vision au ralenti. Une vision dont le sens de lecture semble s’inverser.

SILENCE.

Le sort s’est rompu. La rivière translucide leur apparaît.

Sidonie et Thomas se font face comme se réveillant d’un profond sommeil. Quelque chose s’est passé, quelque chose d’irréversible qui les a emmenés au plus profond d’eux-mêmes.

Un lointain écho résonne des fins fonds de la forêt environnante comme un appel lancinant. Tous deux tremblent, leurs membres s’entrechoquent. Leur rythme cardiaque se rétablit progressivement, ils sortent de leur état de stupeur. Un mystère plane sur cet instant irréel. Que s’est-il passé ? Ils n’osent pas encore se poser la question à haute et intelligible voix mais les regards qu’ils se lancent en disent long sur ce qu’ils ont traversé ensemble.

À petit pas, ils s’engagent sur le chemin qui les ramène à la maison. Ils se tiennent par la main, solidement ancrés l’un à l’autre.

Thomas s’arrête, fixe Sidonie dans les yeux :

- Tu l’as reconnu ? Tu crois qu’elle voulait nous voir, nous transmettre un message peut être ?

- Elle me manque tellement. Pourquoi a-t-elle croisé le chemin de cette mauvaise personne ?

Ils sont beaux tous les deux. Deux jeunes enfants blonds en tenue estivale, respirant la bonne santé, gambadant sur un chemin de campagne. Pourtant, une gravité dans leur regard dévoile le drame qu’ils ont traversé quelques années auparavant.

Tante Eugénie les accueille pendant les vacances dans sa belle et grande maison et tente de leur faire oublier cet épisode tragique.

Mais, ils comprennent tous deux, suite à la scène irréelle de la rivière, que le passé les poursuivra. Auront-ils le droit de vivre dans l’insouciance de l’enfance ?

Thomas, en grand frère s’adresse à Sidonie :

- Tu es d’accord pour qu’on garde le secret de la rivière ? On y retournera ensemble chaque matin, elle reviendra peut-être.

- Thomas, Sidonie, le petit déjeuner est prêt !!!

Tante Eugénie leur prépare chaque matin un petit déjeuner royal, l’odeur de la brioche toute fraîche titille leurs narines quand ils poussent la porte.

 

Tante Eugénie les observe à la dérobée, elle les trouve un peu bizarre, une sensation, comme un parfum dans l’air chaud de ce mois de juillet,

- ça va les enfants ? Bien dormi avec cette chaleur ?

- Oui oui ma tante dit Thomas, la chaleur est un peu dérangeante, mais tout va bien… !!

La brioche est vite avalée avec le chocolat chaud, la confiture d’abricot dont seule tante Eugénie a le secret, pas trop de sucre, quelques amandes, un subtil goût de vanille qui vient sur la langue lorsqu’on finit la bouchée, un vrai bonheur d’enfant en vacances… !!!!

Sitôt fini, déjà parti vers le jardin, la journée va être longue, et la nuit encore plus, jusqu’à demain matin. Le mystère de la rivière, l’image ensorcelante de la dame aux cheveux roux, cette sensation de voyage immobile, ce pur moment d’intemporalité, ces mille questions qui reviennent lancinantes, qui est-elle ? Comment cela est-il possible ? Pourquoi maintenant ? Que peut-elle nous révéler ? Quel est son but ? .... !!

Attendre il faut attendre, Thomas propose à sa sœur d’aller marcher vers le bois voisin et de trouver des fleurs pour Tante Eugénie, sur le bord des chemins, peut-être aussi quelques mûres, marchons oublions la rivière pour l’heure, viens petite sœur, courrons …. !!!

En passant le petit pont sur la rivière, bien sûr, ils s’arrêtent, l’eau s’écoule en bruissant parmi les galets, les herbes folles du rivage, les branches penchées des arbres semblant s’abreuver, tout semble normal calme et serin, comment imaginer le spectacle de l’aube ce matin, attendre encore attendre… !!

Ils continuent, passent la ferme et saluent le fermier qui va tranquille au pas de son cheval vers son ouvrage, ils cueillent quelques mûres qu’ils mangent avec délice, arrivé au petit bois ils entendent un murmure, comme un chant, puis un petit sifflement pointu… !!

Ils restent aux aguets la petite main de Sidonie vient de suite rejoindre la main de Thomas, dans un fourré peuplé de fougères, ils aperçoivent un beau et majestueux renard qui les salue avec panache,

- ou courrez-vous ainsi les enfants ? Qui vous rend si hardis d’affronter la forêt ? 

Thomas et Sidonie n’en reviennent pas, un renard qui parle… !! Serait-il complice de la fée de la rivière ?

- Monsieur qui êtes-vous ? Mais trop tard le renard a disparu en un clin d’œil seul reste sur le sol l’image colorée d’un smartphone… !!!

 

Le renard mystérieux et parlant d'une voix grave a disparu silencieusement vers la rivière aux reflets azurs en laissant son empreinte sur le sol humide.

Notre regard est donc attiré par l'image d'un smartphone au sol !!! Un mirage ? Un message ? Quel est le lien avec la fée de la rivière ?

Qui nous envoie tous ces mystères ? Viennent-ils d'un autre monde ? D'une autre personne ?

Thomas et Sidonie sont effrayés mais curieux.

C'est à cet endroit, juste où est apparue la fée que leur maman a disparu quand ils étaient encore tout jeunes.

Tante Eugénie leur a souvent raconté les larmes aux yeux comment il y a quelques années Euphrasie leur maman est partie tôt un matin pour se baigner car il faisait très chaud, elle en avait l'habitude sauf que ce jour-là, un dimanche du mois d’août elle n'est jamais revenue et nul n'a jamais su ce qui s'est passé au bord de cette rivière maudite.

Les seuls indices relevés à l'époque par les enquêteurs sont ses chaussures sur le bord de la rive, une mèche de cheveux roux, l'empreinte d'un animal pouvant être un renard et la carte pré payée d'un téléphone.

Pour eux aucun doute c'est un suicide mais tante Eugénie en est persuadée depuis toutes ces années sa sœur est vivante et la réponse est à la rivière …

 

Sidonie prend le téléphone et regarde de près l’image. C'est l’image d’une femme aux longs cheveux roux, les yeux noirs de tristesse.

- Thomas ! c’est la femme de la rivière, regard, c’est elle !

Les deux enfants se penchent sur l’écran, les yeux embués de larmes

- Maman chuchote Thomas

- C’est elle ? demande Sidonie d’une voix émerveillée

D’un coup l’image disparaît, l’écran devient noir.

Ils se tiennent par la main et regardent autour d’eux, la lumière semble changer, devenant plus lumineuse, plus claire…

- Cours Thomas, lance Sidonie, j’ai peur, allez, courons

Ils partent vers la rivière en dehors de cette forêt qui leur fait peur à tous les deux. Ils arrivent au bord de l’eau qui scintille dans le soleil brûlant de la mi matinée et s’assoient haletants. Ils se regardant les yeux dans les yeux ; Sidonie pose encore sa question :

- C’est elle Thomas ? C’est maman qui nous revient ? La femme ce matin, le téléphone, dis- moi ?

- Je ne sais pas répond Thomas, les lèvres tremblant d’émotion. Tu es là maman ?

Rien, pas de réponse, pas d’apparition, pas de bruit, juste le murmure de l’eau qui clapote sur la rive.

Les minutes passent, Thomas reprend trois galets dans sa main et se mets à les lancer, un à un dans l’eau si calme, si belle … Il les lance de toutes ses forces, mais le troisième caillou revient en ricochant et tombe à leurs pieds. A ce même moment la lumière s’éclaircit, un chant leur vient de l’autre côté de la rivière, ils aperçoivent une couleur vive, une apparition rouge qui a la forme d’un renard, mais qui approche d’eux au-dessus de l‘eau. En arrivant sur la rive, l’apparition prend forme

- Maman ! les deux enfants crient en même temps en sautant de joie

- Mes chéris, que vous m’avez manqué. Je suis là maintenant, le sors est rompu grâce à vous et vos galets ! Nous avons tellement à nous raconter nous trois.

Euphrasie laisse échapper un éclat de rire avant de se mettre à genoux devant les enfants réjouis.

- Aujourd'hui je veux des fruits à glaner, les pommes croquantes, des mûres à récolter et des sacs entiers de bisou ! La vie est un miracle que j'ai laissé trop longtemps dans l’oubliette. Venez mes anges, venez…

Thomas et Sidonie la prennent dans leurs bras, pleurant de joie, les longs cheveux roux d’Euphrasie plongeant par-dessous leurs corps en les enveloppant comme une caresse.

 S’ils avaient levé leurs têtes à ce moment-là, ils auraient peut-être vu un renard tourner sa tête et partir tranquile vers la forêt…

 Brigitte G, Marion, Nathalie, Patrick, Maryline, Valérie

 

UN JOUR ETRANGE DE JUILLET

La commissaire Chris Van Allsburg est la première à arriver au château. Elle a pris le temps de s’arrêter au bord de l’étang tout proche et d’inspecter la berge. La barque renversée est posée sur l’herbe. Chris entre dans le grand hall où le corps détrempé a été tiré, laissant sur le carrelage noir et blanc de fines stries de boue maintenant séchées. Les policiers lui emboîtent le pas et sécurisent la zone, la priant de protéger ses chaussures. L’homme a le visage dissimulé sous d’épaisses mèches de cheveux collées. Les bras en chandelier et les jambes légèrement repliées. Il semble avoir été disposé avec soin et méthode. Il lui manque pourtant une chaussure. Des photos sont prises sous tous les angles et des repères sont posés. La commissaire se dirige vers le bureau. Ses mocassins emmaillotés crissent sur le parquet en épis. Elle marche lentement, autant pour atténuer ce petit bruit ridicule que pour éviter la glissade. Seul un bouquet de lys blancs posé sur le guéridon devant la fenêtre laisse présager d’une présence. Il emplit l’espace d’un parfum lourd et entêtant. D’autres voitures arrivent. L’agitation fébrile est à la hauteur de la personnalité du cadavre qui gît dans le hall. Elle aurait aimé pouvoir rester seule un moment dans cette grande bâtisse mais elle va devoir très vite réunir son équipe. Un petit bout de papier est tombé, près du bureau Empire. Un bout de photo déchirée. Les autres morceaux se trouvent au fond de la corbeille. Munie de ses gants en latex, le puzzle ne lui prend que quelques minutes. Deux enfants sont au bord d’un plan d’eau, le petit garçon tient un caillou dans une main. La petite fille est juste derrière lui. Un titre manuscrit a été ajouté d’une écriture régulière et déliée « un jour étrange de juillet »ainsi qu’une phrase en-dessous, comme une légende « il le lança de toutes ses forces mais le troisième caillou revint en ricochant ». Elle prend une photo de l’assemblage et glisse, perplexe, les morceaux dans un sac transparent. Une voix nasillarde s’élève dans le hall. La silhouette du capitaine Sarih Birduk se détache dans l’encadrement de la porte. Il s’approche en glissant sur le parquet. Les protections de ses chaussures lui servent de patins. Elle sourit. Il a toujours un petit air gauche qui l’attendrit, même sur une scène de crime.



Elle se souvient du jour où il est entré dans le commissariat il y a maintenant 3 ans, des yeux très bleus, une tignasse blonde, et déjà cet air gauche…Cet air gauche quand il entre dans son bureau, même après 3 ans, cet air gauche qu’il a quand il lui tient la porte du commissariat, cet air gauche qui la touche tant sans qu’elle sache pourquoi.

Son esprit s’évade vers ce jour précis d’avril 2015 où Sarih Birduk arrive d’Istanbul. Depuis sa réélection le Président turc Erdogan emprisonne chaque jour des centaines de personnes, journalistes, enseignants, artistes, étudiants… Sarih craint pour sa vie, celle de sa famille car dans la population nul ne sait  quels sont les critères qui déterminent cette barbarie.

Il est peu disert sur les conditions de sa fuite et sur le fait qu’il est nommé comme capitaine dans son commissariat ; Chris ne pose aucune question, il est clair que cet homme a souffert, peut-être a-t-il été emprisonné et relâché du fait de son grade, de ses relations. L’équipe l’a accepté mais se tient un peu à distance ; chacun apprécie son professionnalisme. Chris ne sait rien de sa vie privée, ni si sa famille est restée en Turquie ou si elle a pu le rejoindre à Londres. Il se tait mais parfois elle le sent “ailleurs” surtout quand ses agents parlent de leur propre famille. Dans ces cas là elle dévie habilement la conversation sur un autre sujet et elle ressent de sa part comme un soulagement et croit lire dans ses yeux clairs un remerciement muet. En ce qui la concerne, elle aussi est peu bavarde, il y a si peu à dire, un mariage raté, une rupture avec ses parents très jeune...

Ce matin, au château, Sarih travaille comme d’habitude avec précision et efficacité et bientôt tout s’enchaîne autour du corps comme un ballet, police scientifique, photographe, on n’attend plus que le juge chargé de l’instruction.

Soudain un remue ménage se fait entendre de l’entrée, et bientôt une très jeune femme arrive sur la scène du crime. Immédiatement et sans que Chris est besoin d’intervenir, un agent en faction la rattrape et la maîtrise avant qu’elle ne touche le corps toujours à terre. Elle ne dit rien, pas un cri mais une pâleur extrême couvre son visage, elle se tord des mains très blanches aussi et semble sur le point de s’effondrer. Chris s’aperçoit soudain qu’elle porte sur son corsage une énorme broche aux formes torturées, dont elle ne peut déterminer le motif car sans un cri elle est emmenée dans une autre pièce du château. Tout ceci ne dure que quelques minutes mais laisse à Chris une impression étrange, celle d’avoir déjà vu ce visage, et elle regarde le bouquet de lys sur le guéridon, d’une même blancheur que le visage de cette jeune femme. Elle interroge des yeux le capitaine :”- Clara, son épouse. Elle rentre d’un voyage à Milan elle vient d’apprendre…”


Chris n’est pas surprise par la réaction de la jeune femme. Beaucoup de proches se mettent à trembler en voyant le défunt. Ce qui l'interpelle, c'est l’extrême jeunesse de la jeune femme, tout juste sortie de l’enfance … Cela restera toujours un mystère pour elle, comment des jeunes femmes peuvent tomber amoureuses d’hommes mûrs, très mûrs ou trop mûrs.

La réaction de Clara semblait être sincère. Il va falloir l’interroger plus tard avec Sarih. Chris se rapproche à petit pas de l’homme au sol. Comparé à son épouse, il parait presque sauvage avec ses longs cheveux et sa barbe de plusieurs jours. Ses vêtements paraissent trop grands et de mauvaise qualité. Sa peau est tellement blanche, que l’on pourrait la qualifier de translucide.

Chris demande à l’équipe s’il y a eu des témoins ou des personnes au château, susceptibles d’être interrogées. Il va falloir accélérer le rythme car un cadavre ne révèle pas ses secrets.

Le commissaire fait signe au capitaine afin d’aller interroger l’épouse dans la pièce à côté.

Clara est assise recroquevillée sur une chaise. Elle tremble toujours. La pièce est très vaste et très peu meublée.

- Madame … Chris est surprise par l’écho de sa voix dans cette vaste pièce. C’est très désagréable.

Madame, excusez-nous, mais nous devons vous poser quelques questions. Vous sentez-vous capable de nous répondre, ou préférez-vous aller voir un médecin. Vous semblez être très fébrile

- Non merci, ça va aller. Je ne sais pas quoi vous dire, j’ai passé trois jours à Milan et je viens juste de rentrer. J’ai quitté mon époux dans des conditions normales. Il n’était pas malade

- Est-ce que votre mari savait nager ?

- Oui, c’était même sa passion. En été, il a l’habitude de nager tous les jours une bonne heure dans le lac. Comment est-il mort ? Je n’ai pas pu le voir.

- Nous ne pouvons vous le dire pour le moment, l’autopsie nous le dira. Entreteniez-vous de bons rapports avec votre mari ou aviez-vous des problèmes récemment ?

- Que voulez-vous dire ? Vous me soupçonnez d’avoir tué Charles ? C’est insensé.

- Nous devons envisager chaque piste madame. Depuis combien de temps êtes-vous mariés ?

- Depuis deux ans, et ça se passe très bien. Charles et moi sommes très unis, malgré notre différence d’âge. Il pourrait être mon grand-père, mais je l’aime comme un homme.

- Ce n’est pas une question d’âge madame. Comprenez que nous devons vous poser ces questions. Votre broche m’intrigue, pourriez-vous me dire ce qu’elle représente ?

  

- Ce qu'elle représente cette broche, c'est notre histoire. Charles et moi, nous nous sommes rencontrés au concert d'un groupe punk à Camden Town.

- Il y a encore de la musique punk ? dit Chris

- Oui à Camden Town, d'ailleurs Charles est producteur d'un label pop/rock, le soir de ce concert il repérait des groupes. Il y a eu un mouvement de foule, je suis tombée et Charles m'a relevée, nous avons ainsi fait connaissance.

- Vous ne m'avez pas dit ce que représente cette broche.

- C'est un scarabée "Vivienne Westwood", c'est tendance dans le milieu punk et cela symbolise notre rencontre.

- Pouvez-vous me donner l'objet de votre voyage à Milan ?

- Oui, je suis chef de produit dans une maison de couture londonienne et j'étais à Milan pour mon travail.

- Une autre question : nous avons trouvé une photo déchirée près du meuble Empire, elle représente deux enfants près d'un plan d'eau, vous pouvez m'en dire plus ?

- Oui, c'est la photo de couverture de l'album des "Chats Hurlants". Oh, excusez-moi un instant.

Chris patiente le temps que Clara regarde le SMS qui vient d'arriver sur son smartphone.

- Ce n'est rien, continuez.

- Qu'est ce que c'est les "Chats hurlants" ?

- C'est un groupe punk que Charles a produit, c'est le groupe du concert où on s'est rencontrés.

- Restez ici, je dois voir une de mes collègues.

Depuis déjà quelques minutes, une policière lui fait de grands signes.

- Je vous écoute, que se passe t-il agent O'Hara.

- Je connais cette fille, elle était mannequin chez Vivienne Westwood, elle est aussi apparue dans des pubs de cosmétiques.

- Je le savais, je le savais que je connaissais ce visage.

- Madame, je peux abuser de votre temps encore un instant ?

- Sincèrement, je suis effondrée, fatiguée, je dois appeler mes parents, la famille de Charles.

- Une dernière question : Quels sont les rapports de Charles avec les membres du groupe "Les chats hurlants" ?

- Très bons, ils sont contents d'être produits par London calling records, mais j'ai entendu Charles dire qu'ils étaient mécontents de l'ambiance artistique du clip.

- Je vous laisse, je suis désolée que vous deviez affronter ce drame, je vous remercie de laisser vos coordonnées ainsi que celles du leader du groupe à mon capitaine Sarih Birduk.

Chris repart au commissariat.

 

Chris s'avance et salue aimablement Clara. Elle est de plus en plus intriguée mais décidée à faire la lumière dans cette affaire. Elle regagne sa voiture et repart rapidement au volant de sa chère Héloïse, son antique mais tellement chérie Austin Mini. Au commissariat elle commencera ses recherches sur ce groupe. Là, elle a bien l'intention de demander de l'aide à son adjoint Peter et de mettre de l'ordre dans les informations recueillies. Peter l'aidera à interroger Internet et à faire le tri dans ce qu'elle sait.

La voilà arrivée. Sarih semble l'avoir précédée. Décidément Héloïse n'est plus aussi performante que dans le temps.

En descendant de voiture, Chris a un "flasch"!! Mais oui, je savais bien qu'elle me disait quelque chose cette "Clara"... pas si honnête qu'elle veut le laisser penser la jolie brune se dit-elle. Elle vient juste de penser à sa soirée de la veille, un vernissage où elle s'est ennuyée à mourir (façon de parler) et qu'elle a quitté dès qu'elle a pu. C'est en partant qu'elle l'a croisée, c'est son parfum de lys qui lui a fait lever les yeux sur cette belle jeune femme brune accompagnée d'un non moins beau blond. Un homme d'une trentaine d'années pense-t-elle. Mais peu importe Clara lui a menti, elle n'était pas à Milan hier et c'est fâcheux pour son alibi.

- Peter, tu me lances une recherche sur Charles et Clara Michener et tu me donnes tout tout tout ce que tu auras trouvé dans un quart d'heure, le temps que je prenne un café

- Toi, Sarih tu me dégottes tout ce que tu peux sur ce groupe là, les "Chats Hurlants" et leurs rapports avec leur producteur.

En passant, Chris se sert un mug de café bien fort, elle va en avoir besoin car sa journée risque d'être très longue... Dans son bureau, elle ressort la photo qui l'a intriguée et cette phrase sybiline " Un jour étrange de juillet". Pourquoi cette photo a-t-elle été déchirée? Par qui? Avec précaution et une pince à épiler elle étale les morceaux sur un papier sans les toucher avant de prendre une photo de l'ensemble.

Elle vient d'allumer son ordinateur et d'avaler une gorgée de café quand Sarih et Peter entrent bruyament dans son bureau.

- Ca, ça va vous interresser disent ils en choeur!!!

 

C'est Sarih qui s'explique d'abord : "Les enfants sur la photo sont ceux de Charles Michener d'un premier mariage. Et c'est effectivement la photo de couverture d'un album des "Chats Hurlants". C'est étrange car ce groupe a toujours repris cette même photo sur leurs albums, quoique avec de légères nuances."

Peter prends le relais : " Leur dernier concert a eu lieu à Camden Town et depuis plus rien. Comme si le groupe était en sommeil et se contentait de la vente de ses disques. Ce qui n'est pas commun pour un groupe punk. Mais on a quand même une info intéressante. Les deux membres fondateurs des "Chats Hurlants" ne sont ni plus ni moins que les deux enfants de Charles Michener, précisément ceux de la photo. "

- Tiens , tiens... Clara a bien ommis de me donner toutes ces informations lorsque je l'ai interrogée sur les rapports de Charles avec les "Chats Hurlants". Il va falloir la revoir au plus vite cette petite.

dit Chris à ses collègues.

- Oui, car je n'ai pas trouvé grand chose sur elle,

dit Peter

Chris se rapproche d'eux et du tableau Velleda face à son bureau, crayon en main : " Bon dès aujourd'hui, je veux un maximum d'infos à glaner. L'enquête démarre avec le meurtre de Charles Michener, producteur d'un label pop /rock," dit-elle en notant le nom de la victime au centre du tableau."Nous avons des indices à récolter sur des pans entiers de vies" et là, elle rajoute autour de Charles, ses deux enfants, sa première épouse, Clara, le beau blond. "La vie de Charles semble être un sacré sac de nœuds et je ne voudrais pas apprendre que j'ai laissé des indices dans la nature". Elle partage le travail entre Sarih, Peter et elle. Sarih va collecter le maximum d'infos sur Charles et Clara. Peter va s'occuper de Clara et du beau blond. Et pour elle, elle se réserve la part du lion avec les enfants et la première épouse de Charles. " Rendez-vous demain à 13 heures dans mon bureau".

Aujourd'hui je veux des graines à glaner l'espace, des graines à récolter des jours entiers de l'année. La vie est un désordre que j'ai laissé mijoter dans la marmite.

Nous nous retrouvons à 13 heures dans mon bureau et les résultats de l'enquête sont assez clairs pour se rendre compte rapidement de la complexité de la vie de Charles Michener. Cet homme très riche et très puissant dans le milieu du Showbiz a déjà eu affaire à la police lors de la mort de sa première épouse. Cette denière, lors d'une soirée arrosée, s'était noyée dans l'étang du chateau ; celui-là même où on a retrouvé le corps de Charles. Et on avait alors soupçonné à l'époque que cette noyade n'était pas accidentelle. Le couple Michener traversait une crise importante à laquelle la presse people faisait écho régulièrement. La photo est prise près de cet étang où les enfants Michener venaient chaque année rendre hommage à leur maman. Charles les prenait en photo et ils rajoutaient année aprés année le nouveau cliché dans un album dédié. Un jour étrange de juillet, Harry et Lisa ont eu peur de leur père. Il tenait des propos incohérents et leur semblait même menaçant. Finalement, ils se sont sentis soulagés quand ils sont partis à l'internat dans une grande école huppée. Une vie plus libre, moins cadenassée et surtout moins angoissante. Ils ont pu donner libre court à leur besoin de liberté et ont fondé le groupe punk des "chats hurlants". Ils ont défié toutes les convenances. Leur père leur devait bien de booster leur groupe et ils ne lui ont pas laissé le choix. Ils ont aussi imposé la photo sur leurs albums, toujours sensiblement la même. Des enfants qui grandisssent mais qui n'oublient pas. Comme un message de mise en garde adressé à leur père. Clara, a été la pièce maîtresse du jeu.Ils ont mis en scène une rencontre entre elle et leur père et ça a fonctionné. Entre les griffes de ces trois là, Charles Michener n'avait aucune chance d'échapper à la vengeance impitoyable de ses enfants.

 

Sylvie, Joëlle, Diane; Claudia, Brigitte G, Brigitte P

Et vous, il vous inspire quoi cet étrange jour de juillet???? 

 

 

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jeudi 2 mai 2019

Une escapade en Picardie

Baie de Somme soir  Le Crotoy 2

Le Crotoy 3  Le Crotoy Epaves et port 2

Le Crotoy Place des Tourelles  Le Crotoy Port

Le Crotoy soir  Le Crotoy

Le Hourdel 5  Marquenterre 4

Marquenterre Avocettes élégantes  Marquenterre Cigogne Nid

Marquenterre Grèbe Huppée 2  St Valery sur Somme port

C'était une belle échapée pour respirer à deux. Pour découvrir une région inconnue et magnifique, lumineuse... Pour se laisser vivre au gré du vent et de nos envies. On a marché, admirer, goûter le maroilles dans tous ses états, vu les avocettes élégantes nicher, admirer l'immensité des étendues de marais habités par les hérons, aigrettes, cignes et canards. C'était magique et reposant, c'était notre moment à nous. Comme le dis ma belle amie Célestine, les gens heureux ont une histoire, une histoire de sourires et de tendresse de vent et de lumière, de découvertes et d'émerveillements. 

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mardi 23 avril 2019

Une oeuvre collective et joyeuse

tricot folies 1 tricot folies 2

tricot folies 3 tricot folies 4

tricot folies 5  tricot folies 6

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tricot folies 14  tricot folies 15

tricot folies 16  tricot folies 19

tricot folies 12  tricot folies

 

C'était la fête ce WE de Pâques chez des amis. C'était les Fosso'Folies!! Comme ils voulaient que la fête soit belle, inventive, créative, joyeuse, solidaire, ils ont fait appel aux amis. Musiciens, copains, détenteurs de bras, d'imagination, d'idées, tous s'y sont mis et la fête fut belle!

Parmis les projets, il y avait le mien... un tricot ocllectif. Et ça a marché! Certaines ont tricoté, crocheté, fait des pompons, des tresses, des animaux étranges ou pas. Ils y a eu des ronds, des carrés, des triangles, de toutes les couleurs et matières. Certaines ont offert de la laine, d'autres leur talent. Il y a eu des dons arrivés d'angleterre et des dames anglaises, invitées à la fête qui se sont mises à l'assemblage, un carré par-ci, un pompon par là. tiens, une araignée et là un poisson et encore ailleurs un lézard et cette drôle de tête. 

Quand on est nombreux et joyeux, c'est fou le résultat. On multiplie la créativité!! Et tout l'été les visiteurs du Fosso pourront s'amuser de cette drôle oeuvre commune.

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